Quand mémoire rime avec passoire …

Je viens de terminer le texte sur « le cerveau a-t-il un sexe » et celui sur les grosses têtes. En feuilletant le numéro de Science et Vie d’avril 1975, j’ai repéré d’autres informations dont je ne peux pas passer outre sans d’attirer votre attention.

Il s’agit de deux preuves manifestes des monumentaux trous de mémoire dont font preuve nos dirigeants et les médias, voire peut-être certains scientifiques.

En page 40 de la dite revue on trouve un article dont le titre est quelque peu surprenant: LE CLIMAT DEVIENT FOU, PARCE QU’IL TEND VERS LE FROID;

Comme en matière de réchauffement, on nous parle d’inondations, de sécheresse, de récoltes compromises, etc…

L’information centrale est que, de 1940 à 1975, la température sur terre à baissé de 1,5 degrés, sachant qu’une baisse de 4 degrés provoquerait une glaciation.

Le réchauffement, dont nous sommes actuellement menacés, nous est décrit comme ayant été de 0,8 degrés de 1980 à 2010.

Nous n’avons donc pas encore retrouvé la température de 1940…

Par contre, la constante, réchauffement ou refroidissement, ce sont les catastrophes naturelles qui ont lieu dans tous les cas et sont donc vraiment « naturelles » tant et si bien qu’elles sont globalement prévisibles.

Quand les dirigeants jouent à l’autruche pour ne pas agir et créer des dispositifs adéquats pour assurer les ressources alimentaires, on devrait les plumer pour mettre en place l’aide nécessaire…

… d’ailleurs c’est joli les plumes d’autruche !

En page 64 de ce numéro de Science et Vie, un autre titre a retenu mon attention: CENTRALES ATOMIQUES: LA TECHNOLOGIE NE MAITRISE PAS LES DANGERS.

Article de John P. Holden, professeur de physique à l’Université de Californie, attaché au programme gouvernemental américain « Energy and Resources ».

Cet article qui reprend et commente le texte d’un rapport de la Société Pugwask (Internationale de savants totalement indépendante), initialement publié par le Bulletin of the Atomic Scientists et John P. Holden, a été traduit en français par G. Messadié et adapté par Ch.N. Martin.

Y sont envisagés tous les risques: la production du minerai, l’enrichissement, la fabrication des barres de combustible, le transport, les centrales, le recyclage, le transport des déchets, le conditionnement de ceux-ci et leur stockage, mais aussi les risques, à tout niveau, dus au vol ou au détournement.

A une époque où nous avons déjà vu les accidents de Tchernobyl et de Fukushima et où on se pose la question de savoir s’il faudrait tester la sécurité des centrales, nos dirigeants continue de feindre ignorer l’existence de quelque risque que ce soit, excepté sous le couvert d’un certain « principe de précaution ».

Les mémoires de nos édiles semblent, comme celles de leurs services de documentation, pire que des passoires … c’est carrément Alzheimer!

Vous voyez bien qu’il y a des cerveaux qui ont besoin d’être boostés!

Bons neurones!

Jean-Pierre.

Ce contenu a été publié dans Par-ci par-là. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.